22/05/2005

Chemin de vie

Bien sûr,  nos chemins étaient tracés.

En grande partie en tous cas.

Nous avons tous été mis sur des rails dès nos premiers jours.

La voie était tracée pour nous et le temps de sortir de

l’ adolescence, les choix étaient faits, le but fixé.

Il n’ y avait qu’ à suivre l’ itinéraire fixé pour nous par nos guides, bienveillants sans doute, mais ignorants des adultes que nous serions un jour.

Et puis,  en prenant des chemins de traverse, des routes ne figurant sur aucune carte , on découvre  d’ autres paysages.

Pas complètement inconnus, soupçonnés parfois, mais jamais vraiment explorés.

Et moins hostiles que nous l’ imaginions.

Il faut dire qu’il faut un certain courage pour s’ égarer volontairement, sans repère, sans boussole.

Avec la folie comme seul guide.

Dans ces nouvelles contrées traversées au hasard de la vie, d’autres personnes vous invitent parfois à partager leur univers.

Ils parlent une langue que nous ne comprenons pas.

Les mots sont pourtant les mêmes, mais le sens est différent.

Déjà quelque chose vous retient là-bas.

Une intuition, un sentiment de bien-être devant cette hospitalité et spontanéité nouvelle.

L’ envie de retourner chez soi se fait de  moins en moins pressante, pour disparaître enfin.

L’ évidence apparaît soudain :

Ce n’ est pas le but du voyage qui importe.

Ni même le chemin qui y mène.

Non.

 

L’ important,  c’ est la main qui tient la vôtre.

Et les yeux qui ouvrent la route.

Le reste n’est que bavardage.

 

15:49 Écrit par Fred | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

C'est tellement vrai ! Ne lâche jamais ma main et je te promets le beau plus des voyages....


Écrit par : lapuce | 23/05/2005

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